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mercredi 4 août 2010

OBAMA FACE A LA JEUNESSE AFRICAINE, LES LECONS DE L'HISTOIRE

Une série d'articles sur : http://blog.diabymohamed.com/

CHERIF ABDOUL AZIZ

Forum du président Barack Obama avec les jeunes leaders africains : Yes Youth Can !

Allocution du président Barack Obama au Forum avec les jeunes leaders africains



(Extraits)

Bon après-midi, tout le monde. Bienvenue à la Maison-Blanche et bienvenue aux États-Unis d’Amérique.

(...)

J’ai convoqué ce Forum pour une raison bien simple. Comme je l’ai dit l’année dernière à Accra, je ne vois pas dans l’Afrique un monde à part ; je vois dans l’Afrique une partie fondamentale de notre monde interconnecté.

Qu’il s’agisse de créer des emplois dans une économie mondiale, de dispenser un enseignement ou des soins de santé, de combattre les changements climatiques, de s’opposer aux extrémistes violents qui n’ont rien d’autre à offrir que la destruction ou de promouvoir des modèles de démocratie et de développement qui ont fait leurs preuves – pour tout cela, le monde a besoin d’une Afrique forte, autonome et prospère.

Le monde a besoin de votre talent et de votre créativité. Nous avons besoin de jeunes Africains qui se lèvent et font changer les choses, non seulement dans leurs propres pays et aussi de par le monde.

Les États-Unis veulent être votre partenaire.

(....)

... vous représentez une vision différente – une vision de l’Afrique dynamique. Une Afrique qui met fin aux conflits d’antan, comme au Libéria, où, m’a dit la présidente Sirleaf, les enfants d’aujourd’hui « n’ont pas connu le bout du fusil et n’ont pas eu à prendre la fuite ». Une Afrique qui se modernise et qui crée des débouchés – l’agro-alimentaire en Tanzanie, la prospérité au Botswana, le progrès politique au Ghana et en Guinée.

(...)

Bref, l’avenir de l’Afrique appartient à sa jeunesse, ...

(...)

L’avenir est ce que vous faites de lui. Alors si vous continuez à rêver, continuez à travailler d’arrache-pied et continuez à apprendre et si vous n’abandonnez jamais, alors je suis confiant ...

(...)

À vous tous, je dis « merci beaucoup ». (Applaudissements)



La Maison-Blanche Bureau du secrétaire de presse Le 3 août 2010

Allocution intégrale à lire sur : america.gov



Séance questions-réponses :

LE PRÉSIDENT : Bon, maintenant, je vais répondre à vos questions. Mais voici les règles (rires). Tous ceux qui ont une question doivent lever la main. Pour être juste, je répondrai à une femme, puis à homme, et ainsi de suite, en alternance. Et essayez de poser des questions relativement courtes ; j’essaierai d’être bref moi-même pour répondre à autant de questions que possible parce que le temps nous est mesuré. D’accord ?



Je vais commencer par cette jeune fille, ici. Commencez par vous présenter et nous dire d’où vous venez. CLIQUEZ ICI.



Voir la vidéo.

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

La diaspora africaine célèbre l'élection de M. Obama

La diaspora africaine célèbre l'élection de M. Obama
Diaspora africaine pour le changement a organisé, le 18 janvier, à Washington, un bal officieux à l'occasion de cet événement.


Washington - Des immigrés africains et leurs enfants ont célébré l'élection du nouveau président américain, M. Barack Obama, se félicitant des changements positifs qu'il apportera, disent-ils, aux États-Unis et dans leurs pays d'origine.

African Diaspora for Change (Diaspora africaine pour le Changement) - est un groupe qui a été formé, en premier lieu, pour appuyer M. Obama pendant sa campagne électorale. Devenu, depuis, une association apolitique, il a organisé, le 18 janvier, un bal officieux à l'occasion de l'investiture du président afro-américain. L'événement a pris place au nouveau Centre Harman pour les Arts, de Washington ; le bal alliait du divertissement de style africain à des discours et à une collecte de contributions en faveur de projets éducatifs aux États-Unis et à l'étranger.

Le thème du bal était « Je suis le changement », empruntant ces mots à une phrase prononcée par M. Obama, qui est de père kényan et de mère américaine et qui devait prêter serment deux jours plus tard, le 20 janvier, pour devenir le 44e président des États-Unis.

...

Amina Salum Ali, l'envoyée de l'Union africaine aux États-Unis, a dit que l'élection de M. Obama représente « l'aube d'une nouvelle ère sur la scène politique américaine ». Mme Ali a résumé l'esprit de la soirée quand elle a terminé son discours en entraînant la foule à scander avec elle « Oyay, America », « Oyay, Africa » et enfin, de sa voix la plus forte, « Oyay, Obama ! »

Tout l'article ici.

Par Ralph Dannheisser/23 janvier 2009
www.america.gov
Correspondant

lundi 16 février 2009

Obama et le monde extérieur

« Barack Obama nous mène tout droit au socialisme. Nous ne voulons pas de l'européanisation de l'Amérique. » La formule a été utilisée la semaine dernière par le chef de la minorité républicaine au Sénat, le sénateur Mitch McConnell, pour justifier son opposition au programme économique du nouveau président.

Le rapport de l'Amérique au monde a toujours été complexe, un mélange d'idéalisme, de méfiance et d'indifférence. Entre intervenir dans le monde pour le rendre meilleur, sauver le monde pour sauver l'Amérique ou réformer l'Amérique pour préserver sa place dans le monde, l'Amérique n'a pas toujours su quelle voie choisir.

Dans leur rapport au monde, les différences semblent considérables entre l'Amérique de Bush et celle d'Obama. Au mépris arrogant de 2001 s'est substitué l'appel au multilatéralisme de 2009. Mais ce qui, fondamentalement, n'a pas changé, c'est l'attitude des Américains face au monde.

Certes, aux informations télévisées, il est fait - brièvement - mention du monde extérieur ; cette semaine, de la Corée du Nord et de ses missiles, de l'Iran et de sa diplomatie, d'Israël et de ses élections, et bien sûr toujours de l'Afghanistan et de l'Irak.

Mais il est clair que ce qui passionne l'Amérique, plus que jamais, c'est elle-même.

Il y a un contraste saisissant entre la fascination que l'Amérique, surtout celle d'Obama, exerce sur le monde et le regard distant que l'Amérique porte sur ce même monde.

Aux yeux de l'immense majorité des Américains, la vraie guerre, ce n'est pas en Afghanistan qu'elle se joue, après l'Irak qui est clairement passé au second plan, c'est « à la maison ».

Le défi, ce ne sont pas les talibans, c'est le chômage. Envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan - si possible des contingents étrangers - c'est bien, mais cela ne saurait distraire l'Amérique de ses responsabilités principales qui consistent à remettre de l'ordre chez elle.

L'Amérique n'a d'ailleurs pas le choix. Quelle serait sa légitimité internationale si son économie continuait à s'enfoncer sans fin ? Redonner confiance aux Américains et relancer la machine économique sont légitimement les premières priorités de politique étrangère des Etats-Unis.

Et, pourtant, il n'en existe pas moins en Amérique une contradiction profonde entre le discours des élites qui répètent à l'envi que leur pays a vocation à guider le monde et celui des habitants qui, dans leur immense majorité, considèrent le monde au mieux avec indifférence et au pire comme une distraction, sinon comme une menace.

En ce début d'année 2009, le monde ne doit pas trop attendre de l'Amérique, et ce pour une double raison. La première tient précisément au regard plus distancié que jamais d'une Amérique qui souffre.

La seconde est - à court terme au moins - plus grave encore. Entre « l'audace de l'espoir » prêchée avec tant de conviction par Barack Obama et l'aggravation de la peur économique, l'espoir est loin de l'emporter.

Si l'Amérique donne toujours le « ton » du monde, si les événements qui s'y produisent, si les sentiments qui s'y expriment constituent toujours une préfiguration de ce que l'Europe va connaître dans quelques mois, sinon quelques semaines, alors nous devons, nous Européens, nous préparer à des jours difficiles.

Avant de commencer à rebondir, l'Amérique va d'abord continuer à souffrir davantage encore. La Terre promise de la reprise économique est sans doute à l'horizon, mais la tempête est plus forte encore qu'on ne pouvait le craindre.
L'Amérique est certes en avance sur nous, mais c'est sur le plan de la profondeur de la crise.

Et il existe aujourd'hui comme une contradiction presque trop visible entre le « message » de Barack Obama et le profil de ses « messagers ». Le nouveau secrétaire d'Etat au Trésor, Timothy F. Geithner, paraît bien « tendre » pour faire face aux énormes responsabilités qui sont les siennes.


A moyen terme, c'est-à-dire au moins pour deux ans, il est raisonnable de ne pas trop attendre de l'Amérique. Le problème, c'est que du Moyen-Orient à l'Asie, en passant par la Russie, « le temps ne va pas suspendre son vol » en attendant que l'Amérique ait repris son souffle.

Dominique Moïsi, conseiller spécial de l'Ifri, est professeur invité à l'université de Harvard

Analyse : Etats-Unis, l’élection du premier président afro-américain bouscule en profondeur les relations raciales.

«Obama force les Noirs à se remettre en cause»

Le président Obama qui a fait du «changement» son slogan, et de l’«unité» son idéal social, compte bien bouleverser les rapports entre Noirs et Blancs. «Lorsque je serais président, […] la dynamique raciale de ce pays va changer jusqu’à un certain degré, prédisait Barack Obama en 2007 devant l’Association nationale des journalistes noirs. Cela va changer la manière dont les enfants blancs vont considérer les enfants noirs, et la manière dont les enfants noirs vont considérer les enfants blancs. En un mot, cela va changer la façon dont l’Amérique se voit.»

Wilbur Rich, professeur afro-américain de sciences politiques à Wellesley College, près de Boston, explique à quel point le premier président noir des Etats-Unis peut renouveler en profondeur le tissu social. «La question raciale a tellement été au centre de l’histoire de ce pays qu’on peut dire qu’elle imprègne toute la culture américaine. La présidence Obama est un moment capital pour asseoir les bases d’une société post-raciale.» Une fantastique opportunité pour une Amérique qui revient de loin, puisque même la Maison Blanche et le Capitole ont été principalement construits par des esclaves, et qui est loin d’être guérie de ses turpitudes raciales.

«La discrimination flagrante est sur le déclin depuis assez longtemps, mais une discrimination plus subtile perdure et perdurera sans doute encore longtemps. Elle se manifeste lorsqu’un Noir dans une entreprise n’est pas informé de la création d’un poste alors que tous les Blancs le sont… Lorsqu’un Noir, même en costume-cravate, est suivi par un vigile pour s’assurer qu’il ne vole rien dès qu’il entre dans un grand magasin. Ou lorsque je hèle un taxi et que celui-ci ne s’arrête pas…» confie l’universitaire en rapportant des vexations qu’il a lui même subies.

Celui-ci, qui s’est rendu à Washington le 20 janvier pour assister à la cérémonie d’investiture du nouveau président, dresse sans détour le portrait d’un pays dont on pourrait s’étonner qu’il ait élu un président noir : «Les Noirs et les Blancs ne vivent généralement pas dans les mêmes quartiers. Souvent, on ne laisse pas les enfants blancs jouer avec les enfants noirs. Le dimanche demeure plus que jamais le jour le plus discriminatoire car les Noirs et les Blancs ne fréquentent pas les mêmes églises. Très peu de lieux de cultes sont racialement mixtes. Il arrive souvent que de jeunes Blancs rencontrent vraiment de jeunes Noirs pour la première fois à l’université, ou sur un terrain de basket. Cette ségrégation de fait débouche sur des visions stéréotypées. Beaucoup de Blancs découvrent tardivement que les Noirs sont des êtres humains comme les autres. A la Maison Blanche, la famille Obama va contribuer à briser ces stéréotypes malsains qui empoisonnent encore notre société.»

«Pays de blancs». Le professeur de sciences politiques, auteur d’une dizaine d’ouvrages traitant des relations raciales, avoue ne pas avoir cru, jusqu’au dernier moment, qu’Obama serait élu président, le 4 novembre, face au républicain John McCain. «Je suis assez vieux pour me rappeler du mouvement pour les droits civiques, et je n’aurais jamais cru pouvoir vivre assez longtemps pour voir un moment pareil. Je m’étais dit que si Obama arrivait à devenir ne serait-ce que vice-président, ce serait une révolution.» Il ajoute : «C’est vraiment la réalisation du rêve de Martin Luther King qui avait présenté les Etats-Unis comme la terre promise.»

Pour la communauté noire, l’élection d’un président noir est une source d’immense fierté, mais c’est aussi pour beaucoup le catalyseur d’une très profonde remise en cause de leur identité. «Le sentiment de marginalisation est très présent. Je connais beaucoup de Noirs qui refusent de prêter allégeance au drapeau, ou qui ne se considèrent pas comme des citoyens américains à part entière, car ils estiment que leurs droits ne sont pas pleinement garantis. Pour eux, les Etats-Unis sont un pays de Blancs qu’il faut subir. Ils estiment que ce pays ne leur a jamais pleinement permis de réaliser leur potentiel, et ils se voient entravés par un système politique et économique destiné à les isoler, à les stéréotyper. La victoire de Barack Obama les force à remettre en cause leur attitude, et à reconnaître que les Etats-Unis sont réellement multiculturels et que c’est effectivement, bel et bien, leur pays», conclut Wilbur Rich.

«Distance». «Beaucoup de Noirs sont dans la nouvelle administration : cela va changer la perception que les gens ont des minorités, tout en leur donnant l’espoir qu’elles pourront participer désormais pleinement à la vie politique», confirme Marion Just, une universitaire de Boston. Les Noirs, surtout, voient s’éloigner cette sorte de distance méfiante que manifestent les Blancs à leur égard.»

WASHINGTON, de notre correspondant PHILIPPE GRANGEREAU (liberation.f)

vendredi 13 février 2009

L’AFRIQUE, OBAMA ET LES REVES DE SON PERE.

Il est noir, son père était kényan, donc il ne peut qu’être sensible et attentif aux problèmes de l’Afrique. Pour le moins sommaire, ce raisonnement sera-t-il confirmé par les actes du nouveau locataire de la Maison Blanche ? Le continent noir sera-t-il l’une de ses top priorities ?
Du Sénégal au Kenya, du Zimbabwe au Tchad en passant par le Congo, les Africains le souhaitent ardemment.

Le premier président noir des Etats-Unis symbolise pour beaucoup une forme de revanche sur les injustices de l’Histoire : traite des esclaves, colonisation, barbouzeries en tous genres, pillage des ressources naturelles par les multinationales…

Mais, premier constat, en forme de paradoxe, Barack Obama connaît peu l’Afrique. En 1987, déjà âgé de 26 ans, il s’est rendu pour la première fois au Kenya, la patrie de son père, décédé six ans auparavant dans un accident. Ce voyage initiatique où il fait la connaissance de sa famille africaine, de ses racines et des problèmes dans lesquels se débat le continent, tel que le tribalisme, il l’a raconté avec émotion dans un livre (1).

Il y est retourné deux fois, notamment en 2006 en tant que sénateur de l’Illinois. Même si l’Afrique est loin de l’indifférer le 44e président des Etats-Unis a, d’emblée, été happé par d’autres dossiers, à commencer par ceux du Proche-Orient, de l’Afghanistan et de l’Iran.
Et l’Afrique ? Jusqu’ici, il s’est contenté d’appeler son homologue sud-africain, Kgalema Motlanthe. Dès lors, il est un peu tôt pour savoir s’il va rompre avec la politique suivie par son prédécesseur.

Le 13 janvier, lors de son audition au Congrès en vue de sa nomination au poste de secrétaire d’Etat, Hillary Clinton en a toute de même livrée une première ébauche. Elle a évoqué à propos de l’Afrique les «failed states», ces Etats moribonds qui «constituent un terrain propice, non seulement aux pires abus, qu’il s’agisse de massacres, de viols, de l’indifférence aux maladies et d’autres calamités, mais aussi une invitation pour les terroristes à trouver refuge dans le chaos».

Un discours que n’aurait pas renié George W. Bush. Car, durant ses deux mandats, ce dernier a abordé le continent principalement sous deux angles : médico-humanitaire et antiterroriste. Il a mis en place un ambitieux programme de lutte contre le sida, salué par les experts, et que son successeur, selon toute vraisemblance, va perpétuer.

Pour le reste, sous la direction de Bush, les Etats-Unis se sont surtout employés à surveiller de près un continent susceptible d’abriter des groupes affiliés à Al-Qaeda. Ils n’ont pas oublié que le réseau de Ben Laden avait signé son entrée sur la scène terroriste par les attentats en 1998 au Kenya et en Tanzanie. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont lancé un programme de surveillance et d’assistance dans la bande du Sahel, soupçonnée d’être infiltrée par des réseaux islamistes.

Ils ont également installé une base militaire à Djibouti, dans la corne de l’Afrique, l’une des régions les plus instables du continent.

Par ailleurs, Washington veille à sécuriser son approvisionnement en pétrole en provenance du golfe de Guinée et d’Angola. Les Etats-Unis, qui importent d’Afrique actuellement 10 % de leur brut, espèrent atteindre le seuil des 25 % d’ici à 2015. Ce qui leur permettrait de réduire leur dépendance vis-à-vis d’un Proche-Orient imprévisible.

Traumatisés par leur échec en Somalie au début des années 90, ils hésitent, depuis, à s’impliquer sur le sol africain. A Mogadiscio, ce sont les Ethiopiens qui se sont chargés de chasser, en 2006, les Tribunaux islamiques, tandis que les Américains, à l’aide de drones, surveillent au jour le jour la zone. Au Liberia, ils sont parvenus, par l’entremise du Nigeria, à chasser du pouvoir Charles Taylor en 2003.

Le seul véritable conflit pour lequel l’administration Bush s’est vraiment mobilisée est celui du Soudan. Au prix d’intenses efforts diplomatiques, elle est parvenue à mettre fin à une guerre de vingt ans entre le Nord et le Sud. Problème : au même moment, le Darfour était le théâtre d’une campagne de répression sanglante contre des populations civiles soupçonnées de soutenir les rebelles. Mais Washington a sciemment décidé de l’ignorer pour conclure les négociations. Par la suite, les responsables de l’administration Bush n’ont cessé de dénoncer le «génocide» commis par Khartoum contre les communautés négro-africaines.

Durant la campagne, Barack Obama, qui s’est rendu il y a deux ans dans des camps de réfugiés dans l’est du Tchad, a réitéré son engagement à multiplier les pressions sur le régime d’Omar El-Béchir pour tenter de mettre fin au bain de sang au Darfour.

Comment compte-t-il y parvenir ? La nomination comme ambassadeur aux Nations-Unies de Susan Rice fournit une première indication. Ancienne du Conseil de sécurité nationale de Bill Clinton, où elle était chargée des affaires africaines, cette diplomate de 44 ans devrait mettre en œuvre une approche multilatérale des conflits.

Le soutien de la Chine est en effet déterminant pour trouver une solution au Soudan, comme au Zimbabwe de Robert Mugabe.

Le premier effet tangible de la victoire d’Obama aux Etats-Unis est finalement d’avoir donné des idées aux Africains. Ces derniers espèrent voir émerger leurs propres Obama : une nouvelle génération de dirigeants capables de mettre fin à la corruption qui ronge nombre de pays et de transcender les clivages politico-ethniques pour servir l’intérêt général.

Ce n’est pas gagné, si l’on en croit l’écrivain mozambicain Mia Couto, cité par Courrier international : «Si Obama avait été africain, un de ses concurrents, au pouvoir, aurait inventé une révision constitutionnelle pour prolonger son mandat…»

Il conclut : «La joie que les 5 millions d’Africains ont ressentie le 5 novembre est née parce qu’ils ont vu en Obama exactement le contraire de ce qu’ils connaissent avec leurs dirigeants.»

(1) Les Rêves de mon père, Presses de la Cité, 2008.
AUTEUR:www.liberation.fr
2009-02-13 12:22:06

vendredi 18 juillet 2008

BARACK OBAMA, L'HOMME ET SON HISTOIRE

BARACK OBAMA

Barack Hussein Obama Jr. (né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaii) est une personnalité politique américaine, membre du Parti démocrate et sénateur de l'Illinois au Sénat des États-Unis depuis 2005.

Le 9 février 2007, il a officiellement déclaré sa candidature à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 2008. Après la fin du cycle des primaires démocrates 2008 le 3 juin, il remporte une majorité de délégués, devenant le candidat putatif à l'élection présidentielle américaine de 2008 et le premier Afro-Américain à briguer le poste de président.

En mai 2008, le Time le classe troisième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde.

Origines familiales, enfance et jeunesse :

Barack (béni en hébreu, arabe et swahili) est né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaii. Ses parents se sont rencontrés à Hawaii alors qu'ils étaient jeunes étudiants. Il est fils d'un père kenyan et d'une mère américaine.

Son père, Barack Hussein Obama Sr. (1936-1982) est kenyan. Fils d'un guérisseur de l'ethnie Luo, Barack Hussein Obama Sr. est éduqué dans la religion musulmane mais il est néanmoins sans religion. Jeune cuisinier des colons d'Alego au bord du lac Victoria, il entre à l'école des missionnaires qui lui paieront ses études à Nairobi avant de l'envoyer poursuivre un cursus d'économétrie à l'université d'Hawaii où il fonde l'association des étudiants étrangers et obtient les meilleures notes de sa promotion.

Sa mère, Stanley Ann Dunham (1942-1995), est descendante de Jefferson Davis, le président des États confédérés d'Amérique. D'origine chrétienne, elle est agnostique. Elle est également d'ascendance cherokee par son père. Originaire du Kansas, fille d'un représentant en meubles, ancien vétéran de l'armée de Patton et d'une employée de banque, qui fut ouvrière des usines d'aéronautique de Wichita en 1941, Stanley Ann Duham est étudiante en anthropologie à l'université d'Hawaii quand elle rencontre Barack Hussein Obama Sr..

Selon les affirmations de Lynne Cheney à la télévision le 17 octobre 2007, Barack Obama aurait aussi une ancêtre commune avec le vice-président Dick Cheney : une française, à la 8e génération. Il a également des ascendances anglaises, néerlandaises, allemandes et irlandaises. Un de ses arrières grand-pères a émigré du comté d'Offaly en Irlande, au XIXe siècle.

Barack Hussein Obama Sr. et Stanley Ann Duham se marient en 1960. Ils divorcent alors que leurs fils Barack Jr., né en 1961, n'a que deux ans. Alors que la New School of New York propose à son père de l'accueillir et de prendre en charge sa famille, celui-ci préfère accepter la proposition de l'Université Harvard et partir seul. Diplômé en économie, Barack Hussein Obama Sr. repart ensuite au Kenya où il fonde une nouvelle famille. D'abord homme en vue dans le gouvernement kenyan de Jomo Kenyatta, il finit par s'opposer aux projets du président. Limogé, boycotté, il sombre dans la misère et l'alcoolisme avant de se tuer dans un accident de voiture en 1982.

Stanley Ann Obama se remarie ensuite avec un étudiant originaire d'Indonésie et la famille emménage à Jakarta où Maya, la demi-sœur de Barack Obama, naîtra. Barack vivra 4 ans, de 1967 à 1971, en Indonésie. Il suit une scolarité difficile, d'abord deux ans dans une école publique musulmane puis deux autres dans un cours catholique et souffre de la mésentente familiale. À l'âge de 10 ans, il est finalement rapatrié, seul, à Honolulu pour vivre chez ses grands-parents maternels, un couple modeste, afin de s'assurer une meilleure scolarité qu'en Indonésie. Plus tard, sa mère, divorcée à nouveau, le rejoindra avec Maya pour vivre dans un minuscule appartement proche de l'école Punahou, la meilleure école privée d'Hawaii, où titulaire d'une bourse, il est scolarisé. La famille ne survit alors qu'à l'aide de bons d'alimentation de l'aide sociale.

Obama raconte son enfance dans son autobiographie Les rêves de mon père, celle d'une adolescence torturée, enfant métis dans un monde de blancs, en quête de ce père mythique, économiste brillant mais qui finit sa vie alcoolique et se tue dans un accident de voiture.

Études, famille et carrière professionnelle :

Après le lycée, Barack Obama étudie deux ans au Collège occidental de Californie puis il entre à l'Université Columbia de New York. Il en sort diplômé en science politique et en relations internationales.

Il commence une carrière professionnelle à Chicago comme analyste d'affaires d'une grande compagnie financière. En 1984, il choisit de travailler comme animateur social dans le quartier noir défavorisé de Bronzeville. Il devient adjoint de Jerry Kellman un travailleur social chrétien, membre d'un réseau d'églises progressistes. Jusqu'en 1987, Barack Obama, surnommé « Baby Face » par les pasteurs locaux, arpente South Side pour aider les résidents à s'organiser dans la défense de leurs intérêts, pour obtenir le désamiantage des logements sociaux, l'ouverture de bureaux d'embauche ou pour lutter contre la délinquance des jeunes. C'est durant cette période que Barack Obama, élevé sans religion, se rapproche de l'Église unie du Christ, dirigée dans le quartier par le pd'étudier le droit à la faculté de droit de Harvard (Harvard Law School) à Boston dont il sera diplômé magna cum laude. En 1990, il y devient le premier mulâtre rédacteur en chef de la prestigieuse Harvard Law Review, élu face à 18 autres candidats.

À la fin de ses études, au lieu de devenir adjoint au juge Abner Mikva, Barack Obama revient à Chicago pour devenir enseignant en droit constitutionnel à l'Université de Chicago[10] et entre dans un cabinet juridique spécialisé dans la défense des droits civiques.

En 1992, il épouse Michelle Robinson, juriste originaire de Chicago rencontrée en 1989 dans le cabinet d'avocats où il travaille et où elle est avocate associée. Le couple Obama aura deux filles, Malia Ann (née en 1999) et Natasha (née en 2002). Michelle Robinson-Obama est alors une avocate renommée, figure influente du Parti démocrate local et proche du maire de Chicago, Richard M. Daley. C'est elle qui va propulser la carrière politique de son époux alors qu'il n'a, jusque là, milité activement que pour soutenir la candidature de Bill Clinton à la présidence des États-Unis et celle de Carol Moseley-Braun au Sénat.

Début de carrière politique locale (1994-2004) :

En 1996, Barack Obama est élu au Sénat de l'État de l'Illinois dans la 13ème circonscription, couvrant les quartiers sud de South Side à Chicago, comprenant le quartier de Hyde Park. Il préside la commission de santé publique quand les démocrates reprennent la majorité au Sénat local.

Il soutient les législations en faveur de l'extension de la couverture médicale aux plus démunis, se fait le défenseur de la cause des homosexuels et fait augmenter les fonds destinés à la lutte contre le SIDA. Son mandat est marqué par sa capacité à obtenir, par le biais de compromis, l'assentiment des républicains sur des lois comme celles contre le profilage racial, la surveillance vidéo des interrogatoires de police ou un moratoire sur l'application de la peine de mort dans l'Illinois.

En 2000, il tente de se faire désigner aux primaires démocrates pour être candidat à la Chambre des représentants des États-Unis mais il est balayé avec 30 % des voix contre 61 % à Bobby Rush, le titulaire démocrate sortant et ancienne figure historique du Black Panther Party.

Barack Obama se fera aussi remarquer à l'échelle nationale en 2002 lorsqu'il refuse de cautionner les explications des néo-conservateurs au sujet d'une invasion nécessaire de l'Irak. Ce refus lui servira de référence tout au long de sa campagne pour l'investiture de l'élection présidentielle américaine de 2008 pour contrer ses adversaires.


Carrière nationale (2004-2005) :

En juillet 2004, il se fait remarquer en prononçant un des discours clés de la Convention démocrate de Boston désignant John Kerry comme candidat du parti à l'élection présidentielle. Il y fait l'apologie du rêve américain, de l'Amérique généreuse en les reliant à ses origines familiales. Il en appelle à l'unité de tous les Américains et dénonce les « errements » et l'« extrémisme » diviseur de l'administration de George W. Bush.

Le 2 novembre 2004, après avoir balayé quelques mois plus tôt ses adversaires démocrates lors des primaires, 04, après avoir balayé quelques mois plus tôt ses adversaires démocrates lors des primaires, républicain, l'ancien ambassadeur et chroniqueur politique conservateur afro-américain Alan Keyes. Le score ne fut pas une surprise car pendant plusieurs mois, Barack Obama avait fait une grande partie de sa campagne électorale sans aucun opposant désigné contre lui à la suite du retrait en dernière minute de Jack Ryan, le candidat républicain qui avait lui-même succédé à Blair Hull, le vainqueur des primaires, tous deux étant englués dans des affaires scabreuses avec leurs épouses respectives. Ce n'est que deux mois avant l'élection, que Alan Keyes fut désigné comme candidat républicain en dépit du fait qu'il résidait au Maryland, n'avait aucun lien avec l'Illinois et qu'en 2000, il avait dénoncé le parachutage d'Hillary Clinton à New York.

Barack Obama succède alors au sénateur républicain sortant Peter Fitzgerald :

En décembre 2004, Barack Obama passe un contrat de 1,9 million de dollars avec une grande maison d'édition pour écrire trois livres dont l'un concernera ses convictions politiques et le second, co-écrit avec son épouse, serait destiné aux enfants.

Barack Obama a prêté serment comme sénateur le 5 janvier 2005 devenant le seul afro-américain à siéger au Sénat, et le cinquième de l'histoire.

CHERIF ABDOUL AZIZ

(source : wikipedia.com)

samedi 7 juin 2008

BARACK OBAMA, LE SYMBOLE, LE SIGNAL

Un NOIR, un africain "presque", briguer la magistrature suprême des USA ? OUI, c'est Possible !
Quelle preuve de maturité, mais surtout d’humilité de Barack et du peuple américain ?

Le sénateur Barack OBAMA veut et peut changer l'Amérique, …, même le monde.
Cette énergie positive (divine) qu’est le changement, devrait rapidement se répandre partout dans le monde, comme un virus, rendant possible en Afrique ce qui jusqu’à présent a tenu de l’impossible, de l’irréel : le DEVELOPPEMENT.


UN HOMME et UN PEUPLE DEMOCRATE, riches de leurs diversités et de leurs héritages respectifs mais surtout rempli d’humanisme, toute chose nécessaire pour la JUSTICE et la PAIX, voilà les ingrédients du DEVELOPPEMENT.

Quelle leçon ?

Les africains devraient déjà (avant la victoire finale), tirer les leçons de maturité de Barack Obama et du peuple américain, pour un CHANGEMENT VERITABLE EN AFRIQUE.

Les africains doivent eux aussi, aspirer au développement, pour cela ils doivent être capable de surmonter leurs divisions raciales, culturelles, et économiques ; l’esprit "TRIBAL", en adoptant un changement véritable et profond des mœurs sociales, culturelles, économiques et politiques (parti tribal) englobés sous le vocable de DEMOCRATIE. En somme les africains doivent devenir DEMOCRATE.
Nous les jeunes africains vivant sur le continent ou ailleurs, devons former une chaîne dans toute l’Afrique, sur les cinq continents pour nous approprier ses idéaux et les véhiculer dans nos sociétés, si nous voulons des lendemains meilleurs pour notre continent.

Nous devons savoir que le chemin sera long et semé d’embûches, mais nous devons toujours nous rappeler que quelque soient les obstacles qui se dresserons nous devrons avancer, car rien ne peut arrêter la puissance de millions de voix réclamant le développement, le changement, et quelque soit le temps que ça devra mettre, cela arrivera.


Si vous êtes un jeune africain ou un jeune d’ailleurs et si vous croyez qu'il y a un besoin de changement en Afrique, voir dans le monde et que Barack Obama est le seul candidat qui soit proche de nous et qui soit le symbole de la rupture (changement) aux USA et dans le monde ; le seul qui puisse l’impulser en Afrique, par son exemple ; Il est l’heure de prendre une décision pour votre futur.

Jeunes africains soyons…

Prêt pour l'espoir,
Prêt pour le développement,
Prêt pour le changement
Prêt.


Réveillez vous ! Réveillez les cœurs et les consciences.

Rejoignez le groupe si vous êtes jeune et d'Afrique ou d’ailleurs, parce que c'est l’occasion pour que notre génération amène des jeunes politiciens pas encore corrompus, doués et intelligents à la tête de nos Etats.

Soutenons la candidature de Obama, son arrivée à la maison blanche sera le départ d’une nouvelle ère pour les USA, l’Afrique, le monde.

CHERIF Abdoul Aziz
Consultant / Formateur
Cherif.gn@gmail.com
www.cherif.4t.com
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